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« Le rendement de l'alimentation carnée est très bas, il faut en effet investir en moyenne 7 calories végétales pour la production d'une calorie de viande. Un terrain destiné au pâturage fournit en moyenne une tonne de viande, mais il pourrait en fournir 20 de légumes. Non seulement. Si l'on analyse le bilan énergétique des cultures on voit que 20% de l'énergie totale est employé pour la production de légumes qui sont consommés directement par l'homme, tandis que 80% restant est destiné à nourrir les animaux ; il en dérive un gaspillage d'énergie et une augmentation d'impôts et de pollution causés par la production de viande sur grande échelle ».
Dès ma jeunesse j'ai arrêté de manger la viande et je pense qu'arrivera un jour où nous regarderons l'abattage d'un animal avec la même désapprobation avec laquelle aujourd'hui nous regardons celui d'un homme.
Quand un homme veut tuer un tigre, il appelle cela faire du sport ; quand c'est un tigre qui veut tuer un homme, on appelle cela de la cruauté.
Rien ne sera plus bienfaisant pour la santé humaine et augmentera les possibilités de survie sur la terre que l'évolution vers un régime végétarien.
C'était l'été 1976 : j'avais alors 17 ans. A cette époque là je travaillais dans une maison d'électriciens et il
m'arriva de faire l'entretien dans un abattoir. Ce jour là c'était aux chevaux d'être transformés en ragoût
ou en steak. Ils sortaient en groupes de quatre ou cinq à la fois, sans opposer trop de résistance, de cellules
qui les avaient accueillis probablement pour un ou deux jours, accompagnés par un couple d' »argousins »
aux manières expéditives de ceux qui, le temps et l'habitude, avaient rendus différents de moi et de mon
collègue qui, au contraire, assistions pour la première fois à ce triste spectacle. A rendre résignés à leur
propre destin ces magnifiques animaux avaient contribué probablement le long et interminable voyage,
la faim et la soif souffertes, les blessures même putréfiées que certains avaient surtout aux jambes que
quelqu'un avait mal pansé et que les mouches tourmentaient. Ces chevaux étaient donc introduits dans une vaste salle aux murs recouverts de carreaux blancs, liés à des anneaux fixés au mur, sauf un qui était conduit vers le centre de la salle, tenu par un préposé pendant que son collègue lui tirait un coup de pistolet à la tempe et, s'il frappait juste, la pauvre bête tombait à terre. Toujours sous le regard terrorisé de ses compagnons d'infortune. Il était immédiatement accroché à un tendon, hissé la tête en bas et égorgé. Le sang, qui quelques instants avant circulait dans les veines de « l'exécuté », sortait maintenant abondant et tombait dans le grillage par terre pour finir dans les égouts, même s'il en restait encore une partie sur le sol. Pendant que d'autres bouchers plus loin étaient prêts à écorcher, équarrir et vider des entrailles ce pauvre être, c'était le tour d'un autre, et ainsi de suite. On devra bien manger pour vivre, je pensais, et il devra bien y avoir quelqu'un qui s'occupe de ce travail et que seulement l'habitude peut rendre apathique celui qui fait ce métier. Je suis né et je vis à la campagne et j'ai donc l'habitude de voir la poule qui fouille dans la cour et assister pas à pas a sa transformation en cuisse grillée dans mon assiette et prête à être mangée, pareil pour le lapin ou la dinde. J'ai souvent entendu les cris désespérés du cochon qui allait être abattu et j'ai ensuite goûté le salami et les côtes de porc. Souvent j'attendais mon tour à la boucherie à côté d'énormes quartiers de bœufs ayant appartenus avant à un être vivant, sans trop me scandaliser. Mais ce soir là, je vous assure, je n'ai pas mangé les côtes de porc que mes parents avaient patiemment cuit à la braise. Je ne savais rien des végétariens, mais le spectacle auquel j'avais assisté m'avait marqué profondément. Je n'ai pas arrêté de manger la viande, au contraire quelques jours plus tard j'ai recommencé, mais n'ai plus mangé de viande de cheval. Je suis devenu végétarien trois ans plus tard quand j'ai connu ma femme qui l'était depuis peu. A travers un « apprentissage » de deux ans environ j'ai éliminé l'accoutumance à la viande, d'abord la viande rouge et la charcuterie, puis la viande blanche et le poisson. Depuis vingt ans je vis (bien) sans consommer des « restes » d'animaux. D'autre part, notre enfant, qui a quinze ans, est végétarien depuis sa naissance, il jouit d'une excellente santé et il est déjà plus grand que moi. Il a été allaité au sein par sa mère végétarienne jusqu'à trois ans ! Je pratique un sport fatiguant comme le cyclisme sans faire de piètre figure avec mes compagnons omnivores, au contraire. Je m'adresse à vous, chers amis lecteurs, qui vous occupez de thèmes comme la vivisection, l'exploitation et le mauvais traitement des animaux sans défense, mais qui, pour différentes raisons vous n'êtes pas encore complètement végétariens. Je vous exhorte à le faire en passant éventuellement par une librairie et en y achetant un des nombreux recueils de recettes végétariennes. Je pense qu'un livre de savoureuses recettes est suffisant pour transformer des âmes sensibles comme vous qui aimez, respectent et défendent les animaux (en général des chiens et des chats, des animaux pour les laboratoires) en personnes qui aiment et qui respectent toutes les créatures. Entre autre, et cela il faut le souligner, je nourris mes chiens et mes chats uniquement avec les excellents produits de la AMÍ, qui me garantissent des produits végétariens et de qualité.
Chiens et chats végétariens
Comme vous avez déjà appris, je suis végétarien dès les premières années '80. Mon passage de homo carnivorus à homo herbarum a été lent et graduel. J'ai acquéri en même temps une sensibilité et un respect pour les autres, pour les choses et pour les animaux que je n'avais pas avant. Je n'ai jamais possédé, sauf quand j'étais enfant et j'ai eu pour une courte période un chiot, d'animaux domestiques de compagnie. Grâce à ma femme j'ai appris à les accepter (surtout des chats que je n'avais jamais possédés, ni désirés avant). Prendre soin d'eux et ensuite les aimer, a été pour moi une conquête. Puis, avec le temps, plus ma nature végétarienne prenait le dessus, il devenait plus difficile pour moi entrer dans une boucherie pour acheter les abattis avec lesquels satisfaire les exigences de nos petits amis carnivores. Il n'y a pas moyen, qui est végétarien me comprendra : plus le temps passe dans ta nature de végétarien, plus la viande te dégoûte. C'est répugnant pour un végétarien d'entrer dans une boucherie et attendre son propre tour à côté de carcasses pendantes (c'est comme cela que je me rappelle les boucherie d'il y a vingt ans) et puis manier ces pauvres restes d'animaux morts et s'imprégner de ces malodorantes vapeurs que fatalement la cuisson dégage et qui persistent dans la maison en gâchant cet atmosphère de paix et j'oserais dire de non violence qu'une habitation de végétariens autrement exprime, en la transformant en ces moments dans la maison de l'ogre méchant et en différent inévitablement le moment fatidique où nous aurions été complètement libres de ce supplice. A cette époque là, il y a vingt ans donc, le commerce de nourriture en boîte (elle suscite moins d'horreur et elle est prête pour l'emploi) pour les chiens et pour les chats n'était pas encore florissant comme aujourd'hui. Au moins je ne me le rappelle pas, pour cette raison moi et ma femme, pour terminer avec cette situation, nous avons décidé (mais nos chats ont voté contre !) que depuis lors ils auraient mangé uniquement nos restes : pain, pâte, riz, légumes, fromages, lait, œufs, etc. C'était juste de prendre soin de ces chers amis et de les nourrir avec les restes d'une cuisine végétarienne même s'il s'agissait d'animaux carnivores ? Encore, c'était juste de tuer d'autres animaux pour lesquels je nourris le même sentiment d'attention seulement pour respecter les goûts de mes amis les chats ? D'une chose nous étions sûrs : on ne voulait plus être les instigateur et commissionner, donc contribuer à alimenter cette chaîne des horreurs que sont les élevages intensifs et l'abattage ! De toute façon nous avons résisté quelque temps dans nos intentions même si les chats, comme j'ai déjà dit, n'appréciaient pas ce nouveau régime alimentaire. C'est l'industrie pour l'alimentation des animaux domestiques qui nous a offert la possibilité de sortir de notre embarras avec l'introduction dans le marché des tristement célèbres croquettes. Nous, des patrons pauvres et délicats, nous avions la possibilité d'acheter de la viande déguisée en céréales et qui ne suscite donc plus de dégoût. Les croquettes puent un peu c'est vrai, mais à les manipuler après on s'y habitue et en plus il est facile d'adopter cette solution parce que pour la réalisation de cet aliment on utilise les déchets de la production. De cette manière, les personnes comme nous qui ne veulent pas être les instigateurs de l'abattage d'autres animaux pour nourrir ses propres chiens ou chats se sentent plus tranquilles. Problème résolu ? Non ! Mes chats ont bientôt commencé à manger uniquement des croquettes en dédaignant l'intégration avec les restes de notre cuisine. Tu te sens mieux si tu laisses quelque chose dans ton assiette et tu sais qu'elle sera consommée par tes chats plutôt que la jeter directement dans la poubelle. Autre problème : sensible augmentation des frais pour l'achat du nouveau, pratique et pour eux très apprécié produit. Résultat : on s'est retrouvé de véritables croquettes/dépendants dans la maison qui refusaient la viande en boîte et qui préféraient les croquettes. Ils choisissaient ces dernières et ils ne renonçaient pas à leurs propos même devant l'offre de restes de cuisine carnivore que souvent mon voisin leur proposait. Est-ce qu'il arrive la même chose pour vous aussi ? J'ai pu en outre vérifier qu'un régime de ce type favorisait la production de dermatites et l'insuffisance néphrétique, la perte de poils par taches dans différentes parties du corps et, dans quelques cas, une perte soudaine de poids. Quand le professeur Ghezzo m'a parlé de son projet de produire des aliments pour les chiens et pour les chats en partant de matières premières végétales j'ai accueilli et encouragé avec enthousiasme ce projet même si, inévitablement, quelques doutes venaient se manifester. Mes huit chats et le chien Riki accepteront-ils volontiers un régime végétarien que je leur avais d'ailleurs déjà proposé dans le passé avec peu d'enthousiasme de leur part ? Et ce régime sera-t-il en mesure de satisfaire complètement les exigences nutritionnelles de mes petits amis ? J'ai été réconforté par les arguments des experts du niveau du professeur Tamino, du professeur Fedi et du docteur Gramenzi. Mais ce sont mes 8 chats et le chien Riki, qui ont décrété sans équivoques le succès de cette entreprise. Même les colonies de chats de mon quartier, que je soigne personnellement (80 exemplaires environ) avec l'indispensable et précieuse collaboration du professeur Ghezzo et de la Fondation Franca Melchiori Fasan, ont apprécié les produits AMÍ CAT et AMÍ DOG. Ils ont en effet accepté volontiers les nouvelles croquettes à base végétale et je trouve leur état de santé sensiblement et définitivement amélioré avec l'élimination de ces inconvénients qui se manifestaient avec les croquettes à base de viande. Bref, les produits de la AMÍ s.r.l. satisfont parfaitement toutes ces exigences que nous animalistes devrions suivre. Il s'agit bien sûr d'une entreprise éthique, étant donné que les matières premières employées sont de très haute qualité, il n'y a ni viande ni poisson (donc on a épargné la vie de beaucoup d'animaux) et on n'a réalisé aucune expérience de laboratoire, mais uniquement des analyses scientifiques universitaires. C'est une affaire peu connue, mais beaucoup de multinationales effectues des vivisections pour expérimenter leurs propres produits. On risque donc d'alimenter nos chiens et nos chats avec le résultat d'atroces cruautés, comme écrit Stefano Apuzzo dans son livre Fido non si fida. De plus une partie du produit de la vente des aliments AMI est affecté à des associations antivivisectionnistes et animalistes. Dès la fin de l'été 2002 AMI s.r.l., devenue opérationnelle, a pu en effet commencer non seulement la diffusion de ses propres produits, auxquels nous souhaitons le plus grand succès, mais aussi la poursuite des plus nobles objectifs qui l'animent : la subsistance des amis à quatre pattes moins favorisés en agissant directement ou à travers la Fondation Franca Melchiori Fasan. On a déjà réalisé de nombreuses donations de croquettes, dont la plus importante est celle de 2.500 Kilos à la Ligue Nationale pour la Défense du Chien de Padoue vu ses innombrables et incontestables mérites.
Le professeur Umberto Veronesi : un grand ex ministre !
• Si nous devenons végétariens, la planète ira un peu mieux « Mangeons des légumes » Cette affirmation m'a procuré pendant des années de petits sourires d'indulgence parce qu'elle semble utopique. Ce n'est pas ainsi. Récemment, j'ai été réconforté dans mon opinion en voyant que Jeremy Rifkin, un économiste et sociologue apprécié (il est président de la Foundation on Economics Trends à Washington) et d'autres importants économistes agricoles (un pour tous : le Modénais Antonio Saltini interviewé par Oggi n. 39 sur le futur de l'alimentation) partagent ce que je soutiens depuis longtemps : si dans le monde il y a plus de 800 millions de personnes qui souffrent la faim, c'est parce que une grande partie des terres cultivables est destinée à la cultivation de végétaux pour l'alimentation d'animaux à viande. Chaque année on réserve aux bovins, aux porcins, aux ovins et aux poulets plus de 150 millions de tonnes de céréales. Avec un gaspillage énorme parce que, de cette manière, on perd 80% de la capacité nourricière. Pourquoi la perd-on ? Parce que les protéines animales sont rapidement consumées dans l'organisme. Si on fait aussi un calcul pour voir combien de nourriture est nécessaire pour l'élevage d'un animal et quel est le rendement pour l'alimentation humaine, nous voyons que le compte n'est pas juste. Non seulement la viande possède un faible rendement énergétique (on la « brûle » rapidement, comme je disais), mais à cause des déchets de la transformation et des frais pour leur élimination, elle est évidemment une nourriture chère. Est-ce que nous pouvons nous permettre ces coûts ? Non. Il vaut mieux employer directement un kilo de céréales pour l'alimentation humaine (on peut nourrir plusieurs personnes par jour et il n'y a pas de gaspillage), plutôt qu'employer la même quantité de céréales pour alimenter un animal à viande. Souvent on me demande pourquoi j'ai choisi d'être végétarien. La première réponse est de type éthique. Il s'agit d'un choix que j'ai fait il y a longtemps parce que je suis fermement convaincu que les hommes n'ont pas le droit de provoquer la souffrance et la mort des autres êtres vivants. Les animaux éprouvent des émotions, de la douleur et de la peur. Quel droit est-ce que nous avons d'arracher l'agneau à la brebis pour goûter un gigot, et le veau à la vache pour manger la côtelette que les mamans humaines aiment tant pour leurs enfants ? Je ne crois pas que ce soient des idées romantiques, sans fondement. Je me rappelle encore une enquête bouleversante sur la véritable terreur qui s'empare des animaux qui sont conduits à l'abattage quand ils arrivent près de l'abattoir. Arrêtons de dire que les animaux « ne comprennent pas ». A côté de cette éthique de respect pour la vie des êtres vivants, il y a aussi les considérations que j'ai faites tout à l'heure. Il s'agit de quelque chose de logique, même si je ne suis pas un expert en agriculture. Rifkin, dans un article récent, soutient mon raisonnement logique avec des informations : 70% des céréales cultivées aux Etats Unis est destiné à l'élevage du bétail, en grande partie des bovins, et des Pays riches il arrive une demande de viande toujours croissante. Si l'on renversait cette tendance et l'on réservait la terre pour cultiver des céréales et des légumes destinés à l'alimentation humaine, on commencerait à résoudre le problème de la famine dans le monde. Bien sûr cela ne suffit pas. Je serais un bizarre rêveur si je pensais résoudre le plus tragique des problèmes de la Terre avec la solution du choix végétarien. Au cours des sommets de Doha, Monterrey et Johannesburg, qui ont été même âprement contestés, on a commencé quelques discours importants, mais dont les effets ne se verront pas tout de suite. Par exemple, l'initiative dans le secteur des échanges commerciaux où l'on a trouvé un accord entre Pays riches et Pays pauvres, est très importante. Les leaders du monde se sont trouvés d'accord sur le fait qu'il faut permettre aux nations pauvres de devenir compétitives sur les marchés mondiaux. Je ne sais pas s'il s'agit seulement de bonnes intentions, mais on a vu au moins le début d'un changement : États Unis, Europe, Japon et Canada ont adopté des programmes pour faciliter l'accès aux marchés des produits exportés par les Pays pauvres.
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